Affichage des articles dont le libellé est piste verte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est piste verte. Afficher tous les articles

mercredi 7 avril 2010

Combien produit-on de déchets ?

Un reportage sur le tonnage des déchets dans les pays de l'UE a récemment été diffusé sur la chaîne d'infos Euronews. Combien de kilos de déchets un individu produit-il chaque année dans un pays donné ? Les chiffres sont assez impressionnants. Dans l'UE, les danois sont les mauvais élèves avec 802 kg, les tchèques étant les moins mauvais avec 308 kg (peut-on parler de bon élève quand ce dernier produit tout de même près d'un kilo de déchets par jour !).


Qu'est-ce qu'un déchet ?


D'après le petit Robert, mon dictionnaire, un déchet est la quantité perdue dans l'usage d'un produit. Mais la définition de déchet est-elle la même pour tout le monde ? Quand on voit qu'il est au coeur de débats sur la protection de l'environnement - quand on pense déchet on pense bien entendu pollution -, mais aussi sur la santé publique (déchet -> incinérateur -> dioxines, par exemple, mais je pourrais aussi parler des décharges à ciel ouvert et de leurs conséquences sur les zones adjacentes...), il paraît important d'en donner une définition aussi précise que possible. On a donc défini ce qu'est un déchet au sens juridique. Voici ce que nous dit Wikipedia :

"La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfontières de déchets dangereux évoque deux catégories de déchets : les déchets dangereux et d'autres déchets. Elle entend par déchets les « substances ou objets qu’on élimine, qu’on a l’intention d’éliminer ou qu’on est tenu d’éliminer en vertu des dispositions du droit national » et par déchets dangereux ceux qui appartiennent à l'une des catégories figurant en annexe. Sont exclus de cette convention les déchets radioactifs et ceux provenant de l'exploitation normale d'un navire"

En gros ce que je jette dans ma poubelle est un déchet. Je devrais préciser dans toutes mes poubelles (verte, jaune, bleue), car on parle bien de recyclage de déchets. Ainsi par exemple, le papier que l'on trie mais que l'on jette néanmoins dans une poubelle jaune est donc bien un déchet.

La nature est bien faite... mais pas complètement

Ceux d'entre vous qui s'intéressent de près ou de loin à la nature savent qu'elle est bien faite. Eh oui, dans la nature, les déchets des uns sont source d'énergie pour les autres. Un arbre qui meurt va nourrir des insectes, et en pourrissant nourrir les sols, qui à leur tour seront le terreau de nouvelles formes de vie (plantes, fruits...). Un animal mort nourrira d'autres animaux. Rien ne se perd, tout se transforme, voilà un vrai recyclage !

Il y a finalement un seul intrus : l'Homme. Fort de son cerveau plus gros que celui des autres, il réussit pourtant à se démarquer par son incroyable incapacité à se fondre dans la masse. L'Homme est un grand adepte du gaspillage : lumières allumées en permanence dans les boutiques et bureaux inoccupés, consommation effrénée de sacs plastiques et autres emballages (ces derniers représentent 30% du poids total de déchets !), etc. Et quand je parle de gaspillage, je ne parle même pas des déchets issus de l'utilisation de ressources nécessaires à sa survie, celles nécessaires à la production d'énergie par exemple. Quel est l'intérêt du sac plastique ? Un petit coup d'oeil ici vous permettra d'y réfléchir un peu.

le suremballage, syndrome moderne... [source]

De l'espoir ?

Bien sûr ! Si nous n'avons réussi jusqu'ici qu'à satisfaire nos petites envies sans nous soucier des impacts qu'elles pouvaient avoir sur le monde qui nous entoure et qui nous héberge, nous avons cependant les moyens de faire changer les choses. Le tri sélectif est un premier pas, mais il faut savoir que recyclage ne signifie  pas préservation. Prenons le papier par exemple : il ne peut être recyclé que 8 à 12 fois. Seul le verre peut se recycler à l'infini. Le recyclage ne réussit donc qu'à retarder l'inévitable explosion des déchets. Et puis, même dans le cas du verre, son recyclage induit de la consommation d'énergie et de matériaux (eh oui, la chaîne de recyclage comprend par exemple des camions de ramassage, qu'il faut fabriquer, entretenir etc).

le cycle du verre (source: http://www.greenzer.fr)

La vraie solution tient dans la réduction des déchets. Soyez consommateur averti ! Réutilisez vos sacs, n'acheter pas les produits qui produisent plus d'emballage que de contenu (pourquoi tout ce plastique ?). De plus rendez-vous compte, les emballages ont un coût de fabrication eux aussi... alors pourquoi payer pour ces derniers lorsqu'ils sont superflus ? Moins de déchets, c'est finalement moins d'argent dépensé... et moins de déchets, c'est moins d'incinérateurs, moins de décharges, donc moins d'impacts sur l'environnement. Et moins d'impact sur l'environnement, c'est moins de problèmes de santé, et moins de dépenses pour réparer les dégâts. C'est donc moins de frais pour l'Etat, les institutions, les régions, les mairies... et donc moins de taxes, car il faut bien financer le traitement des déchets (de bout en bout).

Au final, ne bénéficierions-nous pas tous globalement des actes responsables de chacun ? Ne s'agit-il pas là d'un des rôles majeur du citoyen ? La citoyenneté comporte des droits civils et politiques, et des devoirs définissant le rôle du citoyen dans la cité et face aux institutions.


Je me suis escrimé à chercher sur Google la part du coût de l'emballage dans le prix final des produits que nous achetons au supermarché, sans succès... si certains d'entre vous ont plus de succès, je suis preneur !


Pour aller plus loin

Voici quelques références intéressantes. Les deux premiers livres ont été pour moi une véritable révélation, la prise de conscience qu'il existe de véritables solutions qui n'impliquent ni privations ni changement de train de vie !
  • Cradle to Cradle (du berceau au berceau) : livre en anglais, qui décrit comment l'homme peut garder son confort de vie tout en n'ayant plus d'impact néfaste sur l'environnement, grâce au biomimétisme.
  • Mid-Course Correction: Toward a Sustainable Enterprise : livre en anglais par le PDG d'une industrie multi-millardaire (Interface), qui dépeint sa prise de conscience des impacts de son entreprise sur l'environnement, et les actions qu'il a menées avec ses employés pour réduire considérablement ces derniers. Un véritable cas concret de comment business et environnement peuvent faire bon ménage !
  • Running the Numbers : impressionnantes créations artistiques de Chris Jordan. Cet artiste vous fera prendre conscience de ce que représentent les chiffres de la consommation de l'homme...
  • The Story of Stuff : une petite vidéo qui donne une explication simple et pour tous du cycle de vie de la matière (sous-titrage en français).
  • La production de déchets par habitant dans le monde : quelques chiffres
  • Les chiffres pour la France

jeudi 1 avril 2010

Pourquoi changer d'heure ?

Début avril. On vient de perdre une heure de sommeil. De 2h à 3h j'ai raté les clips de fin de soirée. Je me suis levé une heure plus tard, et y avait plus de viennoise au chocolat en bas de chez moi. Pourquoi tant de haine ?


Quelques notions : fuseau horaire, Greenwich

En 1876, Sandford Fleming, un ingénieur canadien d'origine écossaise, eut l'idée de découper la Terre en 24 fuseaux horaires afin d'homogénéiser l'heure partout dans le monde, où chacun faisait un peu ce qu'il voulait auparavant - on utilisait alors le plus souvent la position du Soleil (au moins en France d'après ce que je lis) pour déterminer l'heure. Trois ans plus tard, en 1879, il propose d'utiliser comme "origine des temps" le méridien de Greenwich. Le méridien est une ligne droite qui coupe les pôles, et dans le cas de celui de Greenwich, il porte ce nom car il passe par Greenwich, en banlieue de Londres (facile à retenir !). C'est par une loi du 9 mars 1914 que l'heure de Greenwich est adoptée en France, et que tout le pays se met ainsi à l'heure anglaise, ou GMT (pour Greenwich Mean Time).

le méridien de Greenwich passe par... Greenwich, en Angleterre

Une petite minute, on n'est pas à l'heure anglaise !? Exact, mais il fut un temps où nous l'étions. En fait c'est à cause de l'invasion allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale que nous avons avancé d'une heure (à GMT +1) nos horloges... En effet nous passons à l'heure allemande en 1940.

Pourquoi changer d'heure ?

Vous avez sans doute entendu parler du choc pétrolier de 1973, peut-être même l’avez-vous vécu. Pour résumer rapidement pour ceux qui ne connaissent pas, on a appelé ça un choc pétrolier car le prix du pétrole, principale source d’énergie à l’époque, fut multiplié par 4 en quelques semaines à peine suite à un embargo de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

les cours du pétrole entre 1970 et 2006 
(premier choc pétrolier au bout de la ligne rouge)

Notez qu’au plus haut de ce choc pétrolier, le prix du baril de pétrole était de l’ordre de 12$ ! A comparer aux prix actuels (autour de 80$ à l’heure où j’écris ces lignes, un plus bas à 30$ et un plus haut autour de 130$ la même année en 2009)…

Le gouvernement de l’époque réagit en voulant réduire les dépenses en énergie qui explosèrent, et une façon de le faire était d’incrémenter d’une heure les horloges en été. On profite alors de plus de soleil, ce qui fait que la consommation d’électricité pour l’éclairage est moindre. A l’époque, point de centrales nucléaires, donc grosse dépendance au pétrole ! L’idée était donc de consommer moins de pétrole, tout simplement. On appelle ça l'heure d'été !

Faut-il en finir avec l'heure d'été ?

[source] Ce changement d’heure est imposé de façon unilatérale par l’état en 1976, mais ses effets sur la population ne sont pas pris en compte. De nombreuses études effectuées depuis, prenant en compte les évolutions des économies d’énergies réalisées à ce jour, tendent à critiquer plus qu’à soutenir ce changement d’heure : les bénéfices seraient surpassés par les impacts négatifs (perturbation de l’horloge biologique, baisse d’énergie, fatigue, mais aussi impacts dans le cercle du travail – synchronisation des agendas avec l’étranger dans une ère mondialisée notamment).

Faut-il garder ce concept s’il n’est plus totalement bénéfique ? Faut-il en finir avec l’heure d’été ? C'est le nom que porte un rapport du Sénat examiné le 9 octobre 1996. La conclusion est la suivante :

"Il ressort de l'ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l'heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations.

En conséquence, la logique conduit à souhaiter l'abandon de ce dispositif artificiel et de revenir à un déroulement plus naturel du temps.

Le choix de la Délégation pour l'Union européenne se porterait sur le maintien de l'heure GMT + 1 durant toute l'année, qui présente l'avantage d'être conciliable avec l'horaire global européen et de limiter le décalage des activités sur l'heure solaire.

Il autorise en outre chaque Etat membre à choisir, au sein de l'Union, le dispositif horaire préféré sur le plan national en n'occasionnant aucune modification perturbante : ce choix n'entraîne pas la création d'un nouveau " fuseau horaire " pour la France et le fait de ne pas modifier l'heure française en été ne constituera pas de difficulté supplémentaire dès lors que le dispositif actuellement en vigueur oblige de toute façon à modifier les horaires de transports et de communication dans toute l'Europe au moment des changements d'heure.

Si le souci d'économiser l'énergie et le souhait de favoriser les loisirs devaient être maintenus, une solution plus respectueuse des modes de vie pourrait être trouvée dans l'instaurationd'horaires d'été, plus souples et mieux adaptés aux contraintes locales que l'heure d'été actuelle. Cette idée, déjà développée en 1915 (27(*)), conduirait ainsi à décaler les horaires des écoles, des administrations ou des entreprises, en fonction de leurs besoins, de leurs contraintes et de leur situation géographique par rapport au soleil. Cette solution aurait pour avantage de cesser de manipuler les données naturelles de la vie, dont on connaît désormais l'importance et les conséquences qu'elles peuvent avoir en termes de santé publique."

Ressources

dimanche 24 janvier 2010

D'où viennent les scores au tennis ?

Je serais curieux de savoir quel pourcentage des petits curieux que vous êtes s'est posé la question, et quel pourcentage d'entre vous en a cherché la réponse :)

L'origine des points
Le système des points assez complexe du tennis a été hérité de l'Histoire. En effet, il provient du jeu de paume où l'on comptait les points de la façon suivante : 15/30/45/Jeu. Le nombre 40 actuellement utilisé semble être un raccourci pour 45, trop long à prononcer.
Quatre hypothèses sont avancées pour expliquer ce système, mais aucune n'a encore pu être vérifiée. La troisième paraît cependant la plus vraisemblable aux chercheurs.

  • selon le témoignage de Jean Goselin, libraire du roi de France en 1579, cette façon de compter se rapporterait à l'astronomie et au système sexagésimal utilisé pour les calculs d'angles. Chaque signe physique est divisé en 60 degrés, diviser un signe physique en quatre parts donne 15 degrés par part.
  • selon le témoignage de Charles Delahaye, joueur de paume au XIXième siècle, 15 représente une distance de 15 pieds. La ligne de service et le filet sont séparés de 60 pieds, soit quatre fois 15 pieds. Charles Delahaye dit avoir assisté à une partie où les points n'étaient pas comptés, mais que le vainqueur du point avançait à chaque fois de 15 pieds jusqu'à ce qu'il atteigne le filet et remporte alors le jeu.
  • les paris étaient semble-t-il fréquents lors d'une rencontre de jeu de paume. La monnaie française de l'époque comprenait le double d'or qui valait 60 sous et le denier d'or qui valait 15 sous. Les joueurs auraient pris l'habitude de compter les points en valeur monétaire, c’est-à-dire en multiple de 15.
  • il est dit aussi que pour noter les scores, des cadres d'horloge ont été réutilisés par des anglais au début du XXe siècle : les deux aiguilles permettent de compter pour chacun des joueurs les points (0, 15, 30, et 40 minutes ; 45 pour l'avantage) et les jeux (départ à 0 pour chaque aiguille, gain pour la première arrivée en bas, à 6 donc).
Source
Wiki : origine des scores

si l'origine des points n'est pas connue avec certitude, l'origine des coupes de cheveux des joueurs dans les années 80 l'est encore moins... Stylish, John!

...et pour les anglophones

En anglais, le 0 n'est pas annoncé zero, mais love. Rappelez-vous que le tennis trouve ses origines dans le jeu de Paume. Les anglais ont ainsi traduit simplement les scores qui y étaient usités. Le 0 était annoncé "l'oeuf", pour sa forme. N'allez pas chercher plus loin, demandez à un anglais de prononcer "l'oeuf"... l'oeuf -> l'oeuve -> love... Et voilà!

jeudi 21 janvier 2010

Tonton, pourquoi les roues des voitures tournent parfois à l'envers ?

Pas bête ta question mon poulet ! C'est en effet perturbant : comment une voiture peut-elle avancer si ses roues tournent à l'envers ?

Il faut regarder le phénomène de plus près. En effet, si tu regardes bien la voiture de ton père à gauche, lorsqu'elle démarre, ses roues tournent dans le bon sens, mais au fur et à mesure que la voiture accélère, ses roues ont l'air de ralentir, puis de s'arrêter, puis de partir dans l'autre sens. Pourquoi ?


Il s'agit d'un phénomène optique très simple. Mais je vais d'abord poser quelques bases.

Le système "œil+cerveau" humain : une mécanique qui a ses limites

L'œil humain associé au cerveau est un appareil de mesure : il capture des images du monde qui nous entoure. Comme tout appareil de mesure, il a ses limites techniques. De la même façon qu'un appareil photo peut prendre un nombre limité de photos en une seule seconde, notre système "œil + cerveau" ne peut capturer/restituer qu'un nombre limité d'images par seconde. On appelle cela la fréquence de rafraîchissement de l'image, et comme toute fréquence elle s'exprime en Hz (Hertz, ou en "par seconde"). Il est communément admis que la fréquence de rafraîchissement de ce système est de l'ordre de 12 images/seconde, ou 12Hz. Ça veut dire qu'en une seconde, tu peux voir séparément 12 images différentes et successives. Au delà ça va trop vite pour voir toutes les images dans une seconde. Tu me suis ? Bon, on va prendre un exemple maintenant.

Rien de tel qu'un bon exemple

Prenons une roue de voiture. Pour simplifier on la représente par un disque noir. On peint une bande blanche entre son centre et l'exterieur (son pneu quoi !). On appelle ça un rayon (une ligne droite entre le centre d'un disque et le bord de ce dernier). Regarde comment je dessine bien !

Imaginons maintenant que cette roue soit sur la voiture que tu regardes. La voiture est à l'arrêt. La bande blanche ne bouge pas ? Oui, c'était pour voir si tu suivais toujours ;)

La voiture démarre, elle roule de gauche à droite, et la roue se met à tourner. La bande blanche tourne également... logique ! Voilà ce que tu vas voir au fur et à mesure que la voiture va avancer :

J'ai mis les 12 images successives que ton oeil va capturer en une seconde. Bien évidemment, j'ai simplifié en parlant de 12 images par seconde, car en réalité l'oeil humain est un appareil beaucoup plus compliqué, et en vrai tu aurais l'impression que le rayon tourne de façon "fluide" alors qu'ici c'est saccadé. Mais ça mériterait un autre article, je t'en parlerai peut être plus tard ! Tu pourras regarder en annexe les liens que j'ai mis pour aller plus loin.

Maintenant que tu as saisi le principe des images qui se succèdent, imagine que la voiture accélère. Sur mon dernier dessin, la roue a fait à peine un tour en une seconde, puisque mon rayon a fait le tour de la roue au bout de la 12e image que ton oeil a vue. Mais si la voiture roule plus vite, la roue tourne plus vite, n'est-ce pas ?

En fait si la voiture roule 2 fois plus vite que dans le dessin précédent, au lieu de voir les 12 images ci-dessus, tu verras un dessin sur 2 lors des 6 premieres (en orange) :

Si la voiture roule encore 2 fois plus vite (4 fois plus vite qu'au départ), tu verras 1 dessin sur 2 par rapport aux images au dessus, 1 dessin sur 4 par rapport aux images du début (en orange) :

Finalement, lorsque la vitesse augmente, tu vois le rayon blanc de plus en plus "tard", tu comprends ?

Eh bien, à partir d'une certaine vitesse, la roue va tourner si vite qu'entre deux images détectées par ton oeil, elle aura fait presque un tour :
et du coup tu auras l'impression que la roue tourne à l'envers !

Bien entendu tout ceci se fait progressivement, car la vitesse de la voiture augmente de façon continue (sa vitesse ne double pas instantanément, elle augmente au fur et à mesure). Tu verras donc le rayon blanc accélérer puis ralentir, puis repartir dans le sens inverse, et si la voiture accélère encore alors à nouveau le rayon va repartir progressivement dans le bon sens, etc. Pareil quand la voiture ralentira évidemment. CQFD !

Pour aller plus loin

C'est quoi une fréquence en physique ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Frequence

L'oeil humain et le cinéma. On y parle du seuil de scintillement (40 images/seconde), au delà duquel on a une impression de fluidité (le système "oeil + cerveau" est berné):
Le cinéma, la grande illusion

L'effet stroboscopique :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_stroboscopique